La Pensée Relou du Jour : La Pensée Positive

Sacré tourbillon qu’est la pensée positive. Si c’était simple, à en croire tous les bouquins, les articles et les tutos youtube, visiblement tout irait bien partout. Pourtant, clairement, la pensée positive est difficile à mettre en oeuvre et surtout à croire. Certains y adhèrent un peu trop, d’autres pas assez. Trouver le juste milieu, sans sombrer dans le pessimisme ambiant tout en gardant la pêche suite à un évènement difficile semble pour la majorité d’entre nous impossible.

Nous avons tendance à ne pas vraiment et honnêtement croire au bonheur non plus. Dès que tout va bien, combien d’entre nous pensons aux catastrophes qui pourraient éventuellement advenir? « On peut pas être heureux tout le temps », « La vie est dure » etc… Et si ce n’était qu’une question de confiance? Sans avoir confiance que l’on mérite véritablement le meilleur, nous nous conditionnons immanquablement au pire à venir. Comme s’il fallait penser au scénario catastrophe, au cancer qui est CERTAIN de se matérialiser en nous, en la mort de tous ceux que l’on aime, pour pouvoir vraiment profiter des belles choses. En somme, être fataliste, pessimiste, au moins juste un peu, histoire d’équilibrer, d’épicer, de rendre vivantes nos expériences positives.

Pourquoi ? C’est tout bête. « Ouais mais nan mais penser positivement c’est pas être réaliste, c’est pas sérieux c’est totalement utopique, c’est nier les vrais problèmes dans le monde… » Et bim : retour aux pensées négatives, qui sont ma foi, bien plus « réalistes » car le monde va mal. Et donc ? D’ici on va où ?

Il suffit d’une embrouille, un faux-pas, une pleine lune un peu trop rude, pour que tout un tas de choses remontent à la surface. Surtout lorsque beaucoup pensent que pour être réaliste, il faut garder au moins un orteil dans le négatif.

Seulement voilà, dans le domaine du bien-être on a tendance à dire qu’on attire les choses à soi. Or, lorsqu’on pense négativement à quelque chose, cette chose négative fini toujours par arriver (si, si). Maintes études le prouvent… La suggestion, ou l’autosuggestion, peut modifier notre cerveau et notre perception du réel. Par la pensée, la répétition et l’imagination, les connexions entre nos neurones se réorganisent. S’il suffit de se suggérer que tout va bien, qu’on peut y arriver, pourquoi ne pas simplement y croire ?

Il existe en nous deux « individus », deux parties, deux moitiés absolument disctinctes l’une de l’autre : le conscient et l’inconscient. Et souvent dès qu’on parle d’inconscient, ça froisse, ça fronce les sourcils, ça fait la moue, parce que c’est la partie que nous ne semblons pas être en mesure de contrôler du tout. « C’était inconscient, j’ai pas fais exprès ». Seulement voilà, pour aller bien, ou mieux, et arrêter de tourner en bourrique, à un moment il faut prendre son courage à deux mains et commencer le long processus de re-conditionnement du mental.

«Vous n’avez obtenu aucune amélioration?… Savez-vous pourquoi? Tout simplement parce que vous manquez de confiance en vous. Quand je vous dis que cela va mieux, cela va mieux, n’est-ce pas? Pourquoi? Parce que vous croyez en moi. Croyez donc en vous-même et vous obtiendrez le même résultat.

TOUT CE QUE NOUS PENSONS DEVIENT VRAI POUR NOUS. IL NE FAUT DONC PAS SE PERMETTRE DE PENSER MAL. » E. Coué

Le conscient est doté d’une mémoire très infidèle et il est le siège de notre volonté.  L’inconscient est pourvut d’une mémoire impeccable qui enregistre tout (à notre insu); il accepte les moindres faits de notre existence sans raisonner. Mais il préside aussi aux fonctions de notre organisme et à l’accomplissement de toutes nos actions qu’elles qu’elles soient (et oui, même celles qui vont à l’encontre de notre volonté).

Selon M. Grégoire, qui pratique la Méthode Coué depuis plus de 40 ans, l’exemple des personnes atteintes d’addiction est flagrant. Elles voudraient arrêter, ne plus consommer mais elles ne peuvent s’en empêcher et y sont irrésistiblement poussées malgré leur volonté et le mal qu’elles savent que cela leur fait. Elles sont forcées de faire ce qu’elles font, par la seule raison qu’elles s’imaginent ne pas pouvoir s’en empêcher.

Si notre inconscient est la source de beaucoup de nos maux, ne pourrait-il pas amener la guérison de nos affections morales et physiques ? Et si… Si le simple fait de penser positivement, de recalibrer son esprit à pétiller, nous nous donnions l’opportunité de vivre heureux? J’entends d’ici vos pensées qui disent « C’est pas si facile, la vie est dure, c’est pas sérieux de sourire tout le temps…. ». Et ces pensées sont source de… négatif. Donc à force on y croit. La vie est dure, on a vraiment l’air con à sourire tout le temps à tout le monde, c’est pas sérieux. Résultat: du sombre parsemé de quelques éclaircies (dieu merci), mais en gros on termine par faire face à un sacré paquet d’échecs, et surtout à un sentiment de malêtre. Je ne parle pas ici de ce que « les autres » perçoivent de nous et de notre vie, mais bien de ce que NOUS ressentons au plus profond de nous-même.

D’après l’expérience que j’en fais depuis quelques temps, lorsqu’on se focalise sur le positif, il se passe quelque chose de fascinant : nos peurs remontent d’un coup, comme pour nous tirer vers le bas. « Mais si jamais je n’y arrivais pas ? Et si on me prend pour une tarée ? Et si ? », et là on est face à un choix. Explorer ces peurs et leur origines afin de les surpasser, se re-conditionner de manière positive, ou retomber dans le train-train de la négation que nous nous sommes conditionnés à suivre à la lettre par simple habitude. Et c’est long, c’est parfois perturbant, mais c’est un travail nécessaire.

Et oui, penser positivement exige de la discipline. Il faut se lever le matin et calibrer son esprit, réciter ses intentions, écrire, faire sortir ses peurs et ses à priori, pour enfin se concentrer sur ce qui va bien. Et quand on se pose pour le faire au début, on se rend vite compte qu’on va avoir tendance à être dans un état constant de manque que de gratitude. Résultat : le manque domine, et la reconnaissance prend plutôt la forme d’une utopie impossible à envisager sérieusement. Cercle vicieux! Il faut persévérer jusqu’à l’abolition de toute négation dans l’esprit, le remodeler en une entité qui nous soutient et qui nous permet de bien vivre quoi qu’il advienne.

« Nous assimilerons l’imagination à un cheval sauvage qui n’a ni guides, ni rênes. Que peut faire le cavalier qui le monte, sinon se laisser aller où il plaît au cheval de le conduire ? Et, souvent alors, si ce dernier s’emporte, c’est dans le fossé que s’arrête sa course. Que le cavalier vienne à mettre des rênes à ce cheval, et les rôles sont changés. Ce n’est plus lui qui va où il veut, c’est le cavalier qui fait suivre au cheval la route qu’il désire. »

Je ne peux que partager mon expérience personnelle. Et j’ai par le passé attiré tout ce que j’ai voulu mais aussi tout ce dont j’ai pu avoir peur. Tout s’est vraiment manifesté d’une manière ou d’une autre, parfois sans que je m’en rende compte pendant longtemps. C’est étrange d’y repenser, je n’arrive pas à l’expliquer concrètement sans partir dans le cosmos, mais tout est question d’énergie:

– Si l’on se focalise sur le positif, indéniablement on se sent mieux (HEP ! Ne pas laisser passer la pensée qui va venir vous chuchoter que c’est débile ! Sinon, ça ne marchera pas.) Et se sentir mieux, ou bien, c’est déjà énorme!

– Si on se concentre sur le fait que le métro va être bondé, qu’on déteste Paris, qu’on aime pas son travail, qu’on a jamais le temps etc, on dégage pas mal d’énergies négatives et souvent, avec le temps, tout se dégrade. Mais surtout on finit par vraiment y croire car pendant ce temps l’inconscient absorbe toutes ces pensées et nous fait agir dans ce sens.

Extrait de « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giorano

Il faut, comme pour tout, vouloir changer. Changer de perspective, changer de vie si nécessaire, faire des choix sains, aller de l’avant, mais surtout se responsabiliser face aux obstacles que nous devons tous surmonter.

* Arrêter de faire porter la faute aux autres. Même si on nous ment, on nous utilise, on nous pourrit, notre réaction aura énormément d’impact sur nous. Il ne s’agit pas pour autant de remercier les menteurs et de faire un gros câlin aux briseurs de coeurs bien entendu. Il s’agit plutôt d’essayer d’en tirer des leçons positives sur nous-même. Toute interaction est porteuse de leçon. Plus on met la faute sur l’autre, plus on se détruit soi. On garde une haine et une colère qui fini par nous pourrir de l’intérieur et qui surtout va nourrir les peurs qui nous conditionnent depuis longtemps; on ne gère plus rien, on est victime, et plus du tout en contrôle de notre vie.

* Il faut savoir gérer ses propres torts, ses remords, ses problèmes et surtout ses blocages à soi. On en a tous. Attention, faire genre « tout va bien, om shanti » sans se mettre face à ses démons ne marche pas. Les négliger en faisant mine que tout va bien ne fonctionne pas sur le long terme. Il faut savoir s’écouter, et se prendre en main soi-même. Se rattraper dès qu’on part dans le sombre, que la rébellion pointe son nez, il faut pouvoir trancher. Se rappeler soi-même à l’ordre. De toutes façons la vie ne cesse de le faire pour nous. On se laisse trop souvent aller, car c’est plus facile, la vie est déjà assez dure, donc je vais juste me mettre en boule sous ma couette et regarder les 25 000 saisons de Grey’s Anatomy jusqu’à ce que ça passe…

Une chose est certaine: que l’on soit positif ou négatif, c’est dur. Point barre. Mais s’il suffit d’un peu de discipline, de cadrage conscient de soi-même, de bienveillance à son propre égard, pourquoi ne pas juste essayer ? Si cela nous permet de vivre bien, de sourire plus souvent, de rire face aux aléas de la vie, d’arrêter de tout prendre personnellement et de baigner dans le drame ?

Surtout, penser positivement recalibre l’énergie que l’on dégage et attire le positif à nous (si,si). Faites-en l’expérience, vous serez surpris des choses qui changent positivement non seulement en vous mais aussi autour de vous, des rencontres que vous faites, des situations « magiques » qui viendront indéniablement à vous 🙂

Je vous propose depuis cet été quelques exercices et rituels qui iront dans le sens de la re-programmation positive que nous explorerons en cours ensemble tout le long de ce trimestre:

EXERCICES DE PENSEES POSITIVES

ACUPRESSION SIMPLE

RITUELS

PS: C’est les « happy thoughts » qui font voler Peter Pan, les souvenirs heureux qui permettent à Harry Potter de créer le sortilège de Patronus, et le « do or do not, there is no try » de Yoda qui motive Luke Skywalker dans Star Wars … 😉

LECTURES

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano

« L’acceptation radicale » de Tara Brach

La méthode Coué: Une approche efficace pour renforcer la confiance en soi …

Comment voir la vie du bon côté – L’Express

5 Jedi Mind Tricks to Practice

Spells and Charms : Harry Potter and the Power of Positive Thinking

 

 

 

 

 

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